Destruction de l'ancienne porte vers 1750 (≈ 1750)
Élargissement de la place des foires
1761-1762
Construction de la Porte Châlon
Construction de la Porte Châlon 1761-1762 (≈ 1762)
Dirigée par Le Cointe pour l'intendant de Blossac
vers 1835
Restauration par Segretain
Restauration par Segretain vers 1835 (≈ 1835)
Travaux sur la structure existante
14 mai 1999
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 mai 1999 (≈ 1999)
Protection officielle de la porte
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte (cad. AP 63, 64) : classement par arrêté du 14 mai 1999
Personnages clés
Le Cointe - Conducteur des Ponts et Chaussées
A conçu les plans en 1761-1762
Intendant de Blossac - Commanditaire des travaux
Supervisa la construction en 1762
Segretain - Architecte restaurateur
Intervint vers 1835 sur le monument
Origine et histoire de la Porte Châlon
La Porte Châlon de Saint-Maixent-l'École remplace une ancienne porte détruite vers 1750 pour élargir la place des foires. Sa construction, décidée en 1761, est menée en 1762 sous la direction de Le Cointe, conducteur des Ponts et Chaussées, sur initiative de l'intendant de Blossac. Ce monument illustre l’aménagement urbain du XVIIIe siècle en Poitou-Charentes, combinant utilité pratique et harmonie architecturale.
L’édifice présente une asymétrie marquée : au nord, un portail central relie deux pavillons par des murs concaves, tandis qu’au sud, une structure plus sobre utilise un mur droit. Au XIXe siècle, des bâtiments accolés au sud sont ajoutés puis démolis, et des restaurations sont entreprises vers 1835 par l’architecte Segretain. Classée Monument Historique en 1999, la porte symbolise l’évolution des espaces publics entre Ancien Régime et époque moderne.
Propriété de la commune, la Porte Châlon incarne aussi les transformations économiques de Saint-Maixent-l'École, où les foires jouaient un rôle central. Son architecture reflète les influences des Lumières sur l’urbanisme provincial, mêlant rigueur classique et adaptations locales. Les travaux du XVIIIe siècle répondent à des besoins à la fois esthétiques, avec des formes concaves innovantes, et fonctionnels, pour faciliter les échanges commerciaux.